La Polystation est une fausse console : un clone bon marché qui imite l’allure d’une PlayStation mais fait tourner des jeux de NES (la console Nintendo des années 80), généralement préinstallés en version piratée. Vendue neuve quelques euros sur les marchés, elle ne vaut pratiquement rien — ne la payez jamais au prix d’une vraie console.
C’est le plus célèbre des « famiclones », ces clones de Famicom/NES produits en masse en Asie depuis des décennies, avec des dizaines de variantes : PolyStation, PS-Kid, Game Player, et autres boîtes aux noms fantaisistes.
Vraie PlayStation vs Polystation
| PlayStation (Sony) | Polystation | |
|---|---|---|
| Jeux | CD PlayStation | Jeux NES piratés intégrés ou cartouches propriétaires |
| Lecteur CD | Fonctionnel | Souvent factice (le capot cache les cartouches) |
| Mentions | Logos Sony officiels | « 999 999 in 1 », logos approximatifs |
| Valeur | Cote d’occasion réelle | Quasi nulle |
Comment la repérer en brocante
Le nom d’abord : « PolyStation » n’est pas « PlayStation ». Ensuite la promesse absurde de milliers de jeux inclus, la finition légère, les manettes au design hybride (souvent une croix NES sur une forme de manette PlayStation) et l’absence totale de logos officiels. Dernier indice : le « lecteur CD » qui s’ouvre sur un port cartouche.
Est-ce que ça vaut le coup quand même ?
Comme curiosité kitsch, certains collectionneurs en gardent une pour rire — à 2 ou 3 €. Comme machine de jeu, la qualité (image, manettes, fiabilité) est très inférieure à une vraie console, et ces clones embarquent des copies illégales de jeux Nintendo. Pour faire découvrir les jeux d’époque, une vraie console d’occasion ou une réédition officielle est un bien meilleur choix.
Pourquoi la Polystation existe-t-elle encore ?
Parce qu’elle coûte trois fois rien à produire et se vend aux acheteurs pressés ou non avertis, souvent comme cadeau. Sa longévité est un phénomène en soi.
Il existe d’autres fausses consoles ?
Oui, des dizaines : clones de NES, de Mega Drive ou consoles « rétro » génériques à 500 jeux intégrés. Même réflexe : vérifier marque, logos et licences officielles.
Offrir une console rétro à un enfant, que choisir ?
Une réédition officielle du constructeur ou une vraie console d’époque testée : la qualité et la légalité sont au rendez-vous, contrairement aux clones.